La France est le 1er producteur européen et le 5ème producteur mondial de blé tendre. Elle produit chaque année 34 millions de tonnes de blé (2022) et exporte la moitié de cette production, vers l’Union européenne (50%) et des pays tiers. Mais, les changements climatiques, que la France subit, menacent la production de blé et rebattent les cartes des régions productrices.
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Deux scénarios se profilent selon l’efficacité des politiques mises en œuvre pour réduire les gaz à effet de serre (GES). Si aucune politique climatique visant à limiter efficacement les émissions de GES à l’échelle internationale n’est véritablement mise en place et sans modification des dates de semis actuelles, les moissons seront plus précoces : d’ici 2041-2070, autour de la mi-juin pour les sites méridionaux et début juillet pour les sites les plus septentrionaux. Inversement, la limitation des émissions de GES permettrait de maintenir une situation proche de la situation actuelle.
Quelles solutions sont envisageables pour adapter la filière céréalière au changement climatique ?
- Modifier la date de semis ? Cette solution ne paraît pas viable. En effet, si les agriculteurs retardaient les semis de blé cela permettrait d’éviter les basses températures en sortie d’hiver mais la fin du cycle se chevaucherait avec la période estivale, exposée aux vagues de chaleur et aux sécheresses.
- Modifier les variétés de blé ? L’utilisation de variétés supportant les stress climatiques paraît être une solution à envisager dans l’avenir.
- Les changements climatiques pourraient ainsi être l’occasion d’une prise de conscience des agriculteurs et d’une remise en cause des pratiques de production et de consommation pour être en phase avec un système de culture raisonnée, durable et plus respectueux de l’environnement. »