Pour l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « les options de sûreté de Cigéo [projet de stockage profond de déchets radioactifs à Bure dans la Meuse] constituent une avancée significative », mais la surveillance et la gestion des situations post-accidentelles, notamment, doivent être précisées. L’ASN a en effet rendu public ce lundi 15 janvier, son avis du 11 janvier dernier, sur le dossier d’options de sûreté (DOS) du projet, remis en avril 2016 par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
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La construction du projet reportée à mi-2019
L’ASN a aussi formulé dans son avis, une réserve concernant les déchets bitumés. Elle estime que « la recherche de la neutralisation de la réactivité chimique des colis de déchets bitumés doit être privilégiée. En parallèle, des études visant à modifier la conception pour exclure le risque d’emballement de réactions exothermiques doivent être conduites. En tout état de cause, la caractérisation dans les meilleurs délais de ces colis de déchets bitumés par leurs producteurs est un préalable indispensable ».
Pour rappel, ce projet d’un coût estimé entre 20 et 30 milliards d’euros, prévoit de confiner environ 80.000 mètres cubes de déchets radioactifs à 500 mètres sous-terre, dans le bois Lejuc à Mandres-en-Barrois, près de Bure (Meuse). Il a fait l’objet d’une expertise technique par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire rendue en juin 2017. Celui-ci faisait déjà part de ses doutes concernant la sûreté de l’architecture du projet Cigéo. En juillet dernier, l’Andra avait annoncé que la construction du projet serait reportée à mi-2019 (au lieu de mi-2018).