20 % de la population mondiale, soit 1,2 milliards de personnes, sont en proie à des risques liés à l’eau dans les milieux urbains. C’est le résultat des recherches menées par l’organisation CDP (et financées par Bloomberg). D’après cette étude, 196 villes internationales font actuellement face à des enjeux importants liés à l’eau, « tels que les inondations ou les pénuries. » En effet, 59 % d’entre elles sont victimes du stress hydrique accru et de la raréfaction de l’eau. 76 % sont confrontées à des risques élevés d’inondations. Pour en venir à cette conclusion, CDP a analysé les bases de données de 569 villes et 1432 entreprises mondiales.
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62 % des villes collaborent avec des entreprises
Les entreprises étudiées sont 43 % à admettre que leur organisation est exposée à des risques liés à l’eau « qui pourraient entraîner un changement considérable dans leur activité et leurs opérations. » En 2016, les pertes de production liées à l’eau sont effectivement estimées à 14 milliards de dollars (12 milliards d’euros). Alors que l’ONU a prédit une pénurie de 40 % des ressources en eau à l’échelle mondiale d’ici 2030 ainsi qu’une augmentation de 55 % de la demande mondiale (industrie, production d’électricité thermique, usage domestique), le rôle des villes n’est pas négligeable. 62 % d’entre elles collaborent déjà avec des entreprises pour la gestion de cette problématique. CDP conseille aux villes et entreprises de définir des objectifs de réduction de la consommation d’eau et la réutiliser ou la recycler, et investir dans des projets de gestion de l’eau.
« Les opportunités d’investissement pour l’eau urbaine sont les plus importantes en Amérique latine (5,7 milliards d’euros) », précise CDP. La ville de Quito (Equateur) par exemple, a besoin de 680 millions d’euros pour la construction de trois centrales hydroélectriques et la décontamination des fleuves affluents notamment. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (2,3 milliards d’euros), l’Asie et l’Océanie (23,3 millions d’euros), l’Europe (19 millions d’euros) et l’Afrique (5,26 millions d’euros).