Réalisé par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, le bilan annuel des données sur la qualité de l’air en 2017 révèle que la qualité de l’air s’est globalement améliorée dans la Vallée de l’Arve. Par ailleurs, les pics de pollutions survenus n’ont pas dépassé les recommandations européennes, indique le bilan. En effet, cette vallée située en Haute-Savoie est souvent soumise à des épisodes de forte pollution. Mais « avec une moyenne annuelle de 23 pour l’indice de la qualité de l’air concernant les PM10 et de 18 pour les NO2, l’année 2017 est un excellent cru pour la qualité de l’air. D’autant que le nombre de jours de dépassement du seuil de 50 µg/m3 moyen sur 24h concernant les PM10 atteint son plus bas niveau historique avec 21 jours », indique la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) dans un communiqué. « C’est la première fois depuis que les mesures sont effectuées sur le site de Passy [en 2007] que cette donnée est en dessous des 35 jours indiqués par l’Europe et la directive 2008/50/CE du 1er janvier 2005 », est-il précisé. En effet, en 2007, le seuil de 50 µg/m3 avait été dépassé 52 jours.
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Des feuilles de route territoriales contre la pollution de l’air, prévues pour fin mars
Pour rappel, fin octobre dernier, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a demandé aux préfets « de réaliser, avant le 31 mars 2018, des feuilles de route opérationnelles et multi-partenariales dans les zones visées par l’arrêt du Conseil du d’État du 12 juillet 2017 », à savoir, Nice, Marseille, Toulon, Paris, la vallée de l’Arve, Grenoble, Lyon, Montpellier, Toulouse, Reims, Strasbourg, Saint-Etienne, et la Martinique. « Complémentaires aux plans de protection de l’atmosphère, ces feuilles de route prévoiront des actions concrètes de court terme permettant d’aller plus loin et plus vite pour renforcer les moyens mobilisés en faveur de la qualité de l’air », avait précisé le ministère dans un communiqué.