Pendant cinq ans, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) a observé des cours d’eau métropolitains. Entre 2012 et 2016, l’AFB a réalisé quelques 90.000 mesures de l’état de l’écoulement des cours d’eau, en suivant un protocole défini par l’Observatoire national des étiages (Onde). Les résultats démontrent qu’un tiers des 3.302 stations de mesures ont connu au moins un épisode d’assèchement. « Parmi elles, une très grande majorité des stations n’est cependant concernée que par un seul épisode d’assec par année, épisode qui dure le plus fréquemment de un à deux mois », précise l’AFB.
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27 % de stations en assec au 1er octobre
L’été 2017 a été particulièrement touché par la sécheresse, et l’AFB relève que 35 % des stations observées étaient en assec fin août dernier. Au 1er octobre, elles représentent 27 % des mesures. La vallée du Rhône, le pourtour méditerranéen, le centre et nord du bassin Adour-Garonne et une partie du bassin Loire-Bretagne ont été particulièrement concernés par les étiages relevés fin août. « La pluviométrie a été majoritairement déficitaire sur l’été 2017, saison qui a été marquée par une quasi-absence de pluie sur les régions méditerranéennes et un déficit proche des records sur la Corse. Ce déficit associé aux fortes températures a ainsi contribué à une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle sur le pourtour méditerranéen et en basse vallée du Rhône », analyse l’AFB.
Pour rappel, les ministres de la transition écologique et de l’agriculture, Nicolas Hulot et Stéphane Travert, ont présenté le 9 août dernier, un « plan d’actions pour la gestion des ressources en eau en période de sécheresse ». Ce dernier prévoit une sensibilisation des citoyens, à des investissements dans les collectivités, au développement d’une agriculture plus économe en eau ou encore à des projets de stockage hivernal et de recherche et développement. Par ailleurs, l’AFB a publié en fin de semaine dernière, des outils en ligne pour la gestion des ressources en eau.