Les entreprises prennent les devants. A presque un mois de la COP28, 131 sociétés, parmi lesquelles Nestlé, Danone, Bayer, Decathlon et Volvo, ont appelé les gouvernements à s’atteler à la sortie des énergies fossiles pour contenir le réchauffement global en deçà d’1,5°C, objectif fixé par l’Accord de Paris. « Nos entreprises ressentent les impacts et les coûts de l’augmentation des événements météorologiques extrêmes », justifient-elles.
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Ouvrir la coalition
Dans leur lettre ouverte publiée le 23 octobre, les entreprises réunies dans la coalition We mean Business, fixent trois objectifs. Elles appellent d’abord les institutions financières à travailler en collaboration avec les entreprises et les décideurs politiques afin de créer « un système financier qui garantit la croissance future ». Elles invitent également les producteurs de combustibles fossiles à se joindre à la coalition « pour fixer des objectifs de zéro émission nette fondés sur des données scientifiques », ce qui nécessite de réorienter « les investissements des combustibles fossiles vers les énergies propres », ajoutent-elles. Enfin, elles exhortent les gouvernements à définir des réglementations, politiques et conditions propices à la transition. « La certitude politique permettra aux entreprises de développer des alternatives abordables et fiables à court terme aux combustibles fossiles pour leurs opérations et leurs chaînes d’approvisionnement », appuient les entreprises.
La sortie des énergies fossiles sera discutée à la COP28, organisée du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï. L’Union européenne défendra l’élimination des combustibles fossiles brûlés sans captage ou stockage de CO2. Le défi est immense : selon un rapport de la Revue statistique de l’énergie mondiale publié fin juin, 82 % de l’approvisionnement mondial en énergie a été assuré l’année dernière par le pétrole et le gaz.