Nouvelle plage horaire pour l’extinction des lumières et nouvelles normes techniques, sont définies dans les nouveaux arrêtés publiés le 28 décembre dernier au Journal officiel. Ceux-ci ont été ordonnés par le conseil d’État en mars dernier : le premier concerne les lumières éclairant le patrimoine et les parcs et jardins accessibles au public, qui devront être éteintes « au plus tard à 1 heure du matin ou une heure après la fermeture du site », est-il indiqué. Ces mesures s’appliqueront dès le 1er janvier 2021. Par ailleurs, « les parkings desservant un lieu ou une zone d’activité devront être éteints deux heures après la fin de l’activité, contre une heure pour les éclairages de chantiers en extérieur ».
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Cet arrêté fixe également des mesures techniques concernant l’orientation des éclairages, ou encore des normes en lumen/m2 et en kelvin (couleur de la lumière). « L’objectif est de réduire l’intensité lumineuse des luminaires en alliant sécurité et visibilité des personnes et limitation des impacts sur la biodiversité », précise le ministère de la transition écologique et solidaire sur son site. Tous les luminaires installés après le 1er janvier 2020 devront être conformes à l’ensemble de ces dispositions. « Pour les luminaires existants, l’entrée en vigueur varie selon la disposition et le type de luminaire », est-il indiqué. Par ailleurs, l’arrêté prévoit que « chaque gestionnaire d’un parc de liminaires devra avoir en sa possession un certain nombre d’éléments permettant de vérifier la conformité des installations d’éclairage », ajoute le ministère.
Protection des sites d’observation astronomique
Un second arrêté publié en parallèle établit une liste de onze sites d’observation astronomique qui devront être protégés de la lumière nocturne dans un rayon de 10 kilomètres. Sont concernés notamment : le parc national des Cévennes, l’observatoire du Pic du Midi de Bigorre, l’observatoire de Haute-Provence, le site Planète Mars (observatoire Hubert Reeves) ou encore le centre d’astronomie de Saint-Michel-l’Observatoire.
« Notre point de vue est nuancé, mais on peut quand même se féliciter d’avoir une base parce qu’on a attendu sept ans », a réagi la présidente de l’ANPCEN, Anne-Marie Ducroux auprès de l’AFP.