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BIODIVERSITÉ

L'Île-de-France lance un plan régional pour ses espaces verts

PUBLIÉ LE 5 OCTOBRE 2016
LA RÉDACTION
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"Ni le schéma directeur de la région Île-de-France (Sdrif) ni les précédentes politiques régionales en matière de nature en ville et d'espaces verts ne sont parvenues à dompter l'étalement urbain et à réduire la carence régionale en espaces verts, qui ne font que s'accentuer. Il est donc temps d'agir", a assuré le 3 octobre Valérie Pécresse en ouverture des travaux d'une conférence régionale visant à doter l’Île-de-France d'un nouveau plan vert. Un premier plan de ce type avait déjà enrichi le Sdrif de 1995. Mais ce dernier était alors élaboré par l’État. "Depuis quinze ans le nombre de mètres carrés d'espaces verts par habitant a chuté", poursuit l'élue, et "l'on est bien loin des 10m2 d'espaces verts publics par habitant accessibles à un quart d'heure de marche, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) prescrit et qui constitue un objectif fixé dans le dernier Sdrif".Un territoire contrastéDerrière ce noir constat, la réalité et les enjeux sont en fait plus complexes. "Certes urbanisée en son cœur d'agglomération, cette région a la particularité d'être encore fortement constituée de forêts, d'espaces ouverts (non occupés par des constructions, ndlr) et de n'être pas si mal pourvue en espaces verts de nature urbaine, à hauteur de 4% du territoire, ce qui est un bon score", observe le directeur de la division environnement de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) Île-de-France Christian Thibault. Sur les quatre schémas d'aménagement successifs, ceux de 1976 et 2013 ont intégré l'enjeu. "Avec des gains en espaces verts importants depuis vingt ans en première couronne, surtout en Seine-Saint-Denis et sous l'effet des villes nouvelles. Mais de fortes disparités perdurent", complète l'expert.Une volonté de reprise en mainSans qu'il en soit directement question lors de cette conférence, le sujet de la gouvernance et du pilotage opérationnel est sur toutes les lèvres. Citant sans répit un rapport de la Chambre régionale des comptes publié en mars dernier, Valérie Pécresse en reprend les conclusions plutôt critiques envers l'Agence des espaces verts (AEV), établissement public et bras droit de sa collectivité pilotant jusqu'alors des actions dans ce domaine. L'élue entend en effet que la région exerce directement sa compétence sans avoir besoin de recourir à un établissement public ad hoc. "Cette incertitude sur le devenir des agences régionales laisse planer un mauvais climat. Surtout si on ajoute à cela le constat - net dans d'autres régions comme Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France et Paca - d'un désintérêt croissant pour les questions de nature et de biodiversité. Le fait que l'Île-de-France au contraire s'y intéresse est donc un bon signe", commente le médiatique président de la LPO Allain Bougrain-Dubourg, qui espère voir fusionner son association avec d'autres pour constituer sur ce territoire une plus forte "LPO Île-de-France". "La loi Notr a confié aux Régions une responsabilité de chef de file des collectivités en la matière et l’Île-de-France compte bien l'assumer et aider les villes et départements à décliner localement cette politique et à réinvestir dans le vert", ajoute Valérie Pécresse.Décloisonner et rendre cohérentUn plan de revégétalisation reste ainsi à acter et à prochainement budgéter. "Mais en taillant dans la dotation globale de fonctionnement (DGF) l'État a considérablement réduit notre marge de manœuvre. Pas le choix, donc : il nous faut rationaliser la gouvernance et éviter l'éparpillement", prévient Valérie Pécresse. "Séparer urbanisme, politique espaces verts, climat et santé n'a plus de sens. L'approche en silo est à bannir", rebondit sa vice-présidente à l'écologie Chantal Jouanno. Enfin, il est à noter que l'enjeu s'immisce également dans le cadre du dispositif régional de financement de 100 nouveaux quartiers écologiques et innovants lancé l'été dernier : "L'enthousiasme des élus est réel avec une cinquantaine de candidatures reçues et des objectifs que nous allons certainement revoir à la hausse", conclut-elle.Morgan Boëdec
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