- À quel moment interviennent les équipes d’experts écologues d’Engie dans la conception d’un projet ?
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Par exemple sur le parc éolien du Mont de la Grévière, dans la région Grand Est, les équipes d’Engie Green ont développé des parcelles agroforestières ; c’est-à-dire planté des linéaires d’arbres d’essences différentes sur une parcelle agricole afin de reconstituer des espaces d’accueil de la biodiversité et ainsi créer un refuge pour les oiseaux de plaine agricole, en particulier les espèces nicheuses. L’objectif était de mettre en place une mesure de compensation en faveur de différentes espèces d’avifaune. Cette mesure fait l’objet d’un suivi scientifique sur 5 ans et des relevés sont régulièrement effectués. Avec un peu plus d’un an de recul, on observe un regain de diversité spécifique sur les parcelles agroforestières, avec différentes espèces d’oiseaux et d’insectes qui recolonisent le milieu.
- Localement, comment s’envisage la collaboration avec les différentes parties prenantes ?
Grâce aux équipes d’Engie Green implantées en région via leurs 22 agences réparties sur l’ensemble du territoire, nous ne partons jamais de zéro. En général, une relation s’est déjà tissée localement en amont avec les parties prenantes. Sur le terrain, les experts biodiversité sont en contact avec les associations locales et les bureaux d’études. Si chaque site a sa spécificité, les grands enjeux sont, pour la plupart, déjà identifiés.
Chaque projet nous permet de nous améliorer collectivement grâce à une approche plus précise du territoire et nous permet, de fait, d’affiner nos connaissances et d’identifier de potentiels partenaires de proximité qui pourront nous accompagner. Au fil du temps, le maillage s’enrichit et, nous restons très attentifs au fait de partager, avec les territoires, nos enjeux d’industriels acteurs de la transition énergétique. De part et d’autre, la pédagogie est essentielle entre les différentes parties prenantes : mairies, associations locales, élus, riverains, universitaires, entités de recherche (comme l’INRAE ou le CNRS), qui deviennent parfois des partenaires pour la réalisation de nos mesures environnementales.
- Comment gérez-vous les espèces végétales exotiques envahissantes ?
Ces espèces ont la particularité de se développer de préférence sur des terrains dégradés comme d’anciennes friches industrielles ou des zones de déblais/remblais sur lesquelles les facteurs environnementaux et la pédologie des sols sont très particuliers. Des espèces comme la Renouée du Japon, le Robinier faux-acacia ou le Sainfoin d’Espagne, colonisent le milieu et viennent en concurrence directe avec les espèces indigènes déjà présentes. Or, nos centrales solaires photovoltaïques étant développées en priorité sur ce type de foncier, nous rencontrons fréquemment ces problématiques et apprenons à les contrôler.
Si l’idée première est bien de les gérer ou de les éradiquer, mieux vaut parfois ne pas intervenir, pour ne pas faire plus de mal que de bien à l’écologie du site. Il s’agit de trouver le bon équilibre dans les actions à mener pour ne pas éroder les habitats d’autres espèces. Ces sujets d’espèces invasives donnent aussi lieu à de nombreuses concertations avec les parties prenantes locales, comme les agriculteurs : sur le terrain, nos enjeux sont similaires.
Nous partageons retours d’expérience et bonnes pratiques et les accompagnons, parfois, dans leurs démarches. Travailler en concertation, c’est maximiser les chances de réussite. Inutile de traiter la Renouée du Japon, par exemple, de notre côté si la parcelle voisine n’est pas gérée dans ce sens en parallèle. Par ailleurs, sur certains de nos projets, nous testons et travaillons sur des petits protocoles scientifiques et expérimentaux, très cadrés, visant à endiguer l’expansion de ces espèces. C’est une action volontaire que nous partageons avec nos partenaires et mettons à disposition pour la recherche. Cela fait partie de notre ADN, en lien avec notre effort collectif en faveur de la biodiversité.