Le 23 mai dernier, toute la filière professionnelle du bois-énergie* organisait, pour la première fois, une journée « pour débattre et répondre aux questions que chacun se pose sur le développement du bois-énergie : quelles ressources encore disponibles ? Quels impacts sur l’environnement ? Quels atouts pour nos territoires ? ». « Pour nous, le bois-énergie a toute sa place dans la politique de transition énergétique de la France, mais il reste encore insuffisamment reconnu par les pouvoirs publics », plaide Mathieu Fleury, président du Comité interprofessionnel du bois-énergie (Cibe).
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Les représentants de la filière bois-énergie font savoir en outre que « la consommation de chaleur représente près de la moitié des besoins énergétiques des Français. » Des besoins « couverts actuellement à 19 % par les énergies renouvelables », précisent-ils. Avant de poursuivre : « En 2017, le bois-énergie a représenté 70 % de la production de chaleur renouvelable. » Tous ces arguments convaincront-ils les pouvoirs publics sur l’utilité du bois-énergie, à commencer par le ministère de la Transition écologique et solidaire ? Un groupe de travail devrait être lancé courant juin pour redonner un dynamisme à une filière qui en a bien besoin, à l’heure qui plus est où la taxe carbone fait l’objet de vives contestations.
*Cibe, Amorce, Fedene, FNCCR, FBF, Propellet et le SER.