Les paiements pour services environnementaux ont pour objectif de « reconnaître une agriculture de qualité qui protège l’eau, les sols, les milieux et la biodiversité et contribue à l’atténuation des changements climatiques », rappellent les agences de l’eau Seine-Normandie et Adour-Garonne dans un communiqué commun. Les deux agences ont participé à des projets d’expérimentation de ces paiements, sur la base de trois principaux critères : la présence de pairies et la longueur des rotations culturales, la faible utilisation de pesticides et de fertilisants minéraux, ainsi que la préservation des haies, des bois et des zones humides.
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De son côté, « l’agence de l’eau Seine-Normandie accompagne depuis 2018, dans le cadre d’un projet expérimental franco-britannique « Interreg », des collectivités produisant de l’eau potable comme le SERPN (syndicat d’eau du Roumois et du plateau du Neubourg dans l’Eure) ou le Syndicat Caux Central (Seine-Maritime) », est-il précisé. Ces collectivités rémunèrent les agriculteurs qui réduisent les reliquats azotés sur leurs exploitations. L’Agence de l’eau Seine-Normandie a également lancé un appel à manifestation d’intérêt : 15 collectivités se sont portées candidates pour construire une démarche d’aides aux agriculteurs. « Pour cela, l’agence de l’eau travaille en partenariat avec l’assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) afin de déployer une logique commune dans le bassin Seine-Normandie », précise l’agence.