Après le verdict positif de la commission d’enquête publique qui avait conclu en décembre dernier que Cigéo était « à la fois opportun, pertinent et robuste », le gouvernement délivre par décret la déclaration d’utilité publique à ce projet. Une reconnaissance qui atteste de l’intérêt général de Cigéo comme la « solution de stockage définitive des déchets les plus radioactifs produits par la France », se félicite l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui pilote le projet.
PUBLICITÉ
D’après le décret, les expropriations de terrains nécessaires à la réalisation de Cigéo seront réalisées avant le 31 décembre 2037, et celles ne concernant que les tréfonds seront menées avant la fin de la phase industrielle pilote, soit le 31 décembre 2050 au plus tard.
Remédier aux effets négatifs
En outre, le décret précise que l’Andra « devra, s’il y a lieu, remédier aux dommages causés aux exploitations agricoles ». L’Agence devra également prendre en charge les mesures destinées à « éviter, réduire et compenser les effets négatifs notables du projet (...) sur l’environnement et la santé humaine ainsi que les modalités du suivi associées ».
Par ailleurs, utile de rappeler que cette déclaration d’utilité publique n’autorise pas la création du centre de stockage. Cette autorisation serait obtenue à l’issue de l’instruction de la demande d’autorisation de création qui sera déposée auprès de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) à la fin de l’année 2022.