« Les populations de vertébrés poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles ont chuté de 68% entre 1970 et 2016 », conclut le rapport Planète Vivante 2020, publié par l’ONG WWF ce jeudi 10 septembre. Ce rapport, publié tous les deux ans, s’appuie sur l’indice Planète Vivante, « qui est calculé par la société zoologique de Londres à partir de données scientifiques collectées sur 21.000 populations de plus de 4.000 espèces de vertébrés », rappelle l’ONG. Le déclin des populations vertébrés est évalué à 68 % entre 1970 et 2016. Il était de 60% dans le rapport de 2018 et de 58 % dans celui de 2016. « Première cause directe de perte de biodiversité, la destruction des habitats s’explique surtout par la conversion d’habitats vierges et le changement d’utilisation des terres pour l’agriculture industrielle », souligne l’ONG. Une dégradation qui concerne également les océans, dont seuls 13% sont exemptés d’activités humaines.
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479 milliards de dollars par an
Parmi les chiffres mis en valeur dans ce rapport, nous pouvons retenir que sur 6.000 espèces cultivées dans le monde, neuf fournissent les deux tiers de la production alimentaire mondiale. Et sur les 40 espèces animales domestiques, huit fournissent 95% de la production alimentaire mondiale. Par ailleurs, « le WWF estime que les impacts économiques du déclin de la nature pourraient s’élever à plus de 479 milliards de dollars par an, soit environ 10.000 milliards de dollars d’ici 2050 ».
En France, plusieurs espèces sont en déclin, dont l’anguille européenne, quasi éteinte aujourd’hui, le macareux moine, le coucou commun, qui a perdu 30% de sa population, le moineau domestique (-60%), ou encore la tortue luth en Guyane. Au contraire, les populations de vautour moine, de flamand rose, de lynx et de saumons, ont connu une hausse dans l’hexagone.