Et si on se nourrissait d’algues ? C’est le défi que s’est lancé le Cnrs, la Fondation Lloyd’s Register et le Pacte mondial des Nations unies (UNGC). Ces partenaires ont lancé la première institution internationale dédiée à la valorisation des algues marines appelée la Safe Seaweed Coalition. Celle-ci a pour objectif de développer la culture et l’utilisations des algues dans les secteurs alimentaire, agricole, médical, et cosmétique.
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Le Cnrs aura pour mission de redistribuer plus de trois millions d’euros investis par la Fondation Lloyd’s Register. 20 % de cette somme seront dédiés à la gestion de la coalition et 80 % seront consacrés à la communauté scientifique pour financer des projets de recherche, des groupes de travail, et des formations au niveau mondial qui feront l’objet d’appels à projet. A savoir que le premier appel à projets sera lancé en juin 2021.
Les algues, un enjeu majeur pour le futur
Pourquoi les algues spécifiquement ? Selon le Cnrs, les algues représentent un enjeu majeur pour le futur de la planète. D’abord un enjeu environnemental pour lutter contre le réchauffement climatique, « une forêt d’algues, qu’elle soit naturelle ou en culture, peut capter autant de carbone que sa surface équivalente de forêt amazonienne », explique Philippe Potin.
Les algues constitueraient également un enjeu essentiel pour la préservation de la biodiversité. Celles-ci peuvent être utilisées pour préserver les écosystèmes marins « en absorbant les excédents d’azote et en évitant la prolifération d’algues toxiques ».
Mais joueraient aussi un rôle économique et social en les intégrant dans l’alimentation. « Même s’il apparait impossible de nourrir la planète entière uniquement avec des algues, leurs apports restent très intéressants, notamment pour des pays comme l’Inde à forte population et à la culture végétarienne », indique Philippe Potin.