« Cette PPE fait avant tout dans le "deux poids, deux mesures", considérant que rien n’est impossible pour le secteur électrique et laissant sur la touche l’énergie gaz au mépris même de son avenir renouvelable », écrit l’association Coénove en réaction à la publication du projet de PPE. Cette déception est due à l’objectif inscrit dans la PPE de ramener à 7% la part du gaz vert dans la consommation en 2030 – contre 10% à l’origine. Par ailleurs, le projet « conditionne le développement du gaz vert à une baisse des coûts irréalistes », estime l’association de professionnels.
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Menace pour le développement de la filière
De son côté, GRTgaz fait également part de son inquiétude : « Le document précise en effet une trajectoire de 6 TWh injectés en 2023, en net retrait par rapport à la précédente PPE, et de 14 à 22 TWh en 2028, couplée à une baisse de coûts beaucoup trop rapide (67 euros /MWh en 2023) », souligne le gestionnaire de réseau dans un communiqué. Et d’ajouter : « Aucune autre filière d’énergies renouvelables aujourd’hui matures n’a vu son déploiement conditionné à de telles conditions dans un tel délai. »
Pour les professionnels du gaz vert, la PPE mise en consultation menace le développement de la filière. « Le projet ne semble par ailleurs ne tenir aucun compte du caractère non intermittent et facilement stockable de ce mode de production d’énergie renouvelable, ni de ses bénéfices en matière de soutien à l’agriculture, d’économie circulaire et de traitement des déchets, d’aménagement et de création d’emplois dans les territoires », ajoute GRTgaz.