« Si le monde loupe sa transition écologique, il est condamné au déclin. » C’est un Nicolas Hulot, certes « inquiet », mais déterminé qui a présenté sa feuille de route pour l’année 2018 ce lundi 22 janvier. « Je revendique ce que j’ai fait en 2017, je l’assume et j’en suis fier », a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire. « Mais dans le même temps, je suis insatisfait de tout ce qui nous reste à accomplir », a-t-il poursuivi. Avant d’ajouter : « C’est pour cette raison que nous poursuivrons l’intensité des réformes en 2018. »
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3 ans pour concrétiser des projets d’éoliennes en Allemagne, contre 7 à 8 ans en France
Intégré à la future PPE 2019-2023 – qui sera officialisée d’ici la fin de l’année, tout comme la nouvelle Stratégie Nationale Bas-Carbone –, un « plan de libération des énergies renouvelables » (EnR) sera en outre finalisé début mars. « En France, a rappelé Nicolas Hulot, la loi fixe un objectif de 32 % dans notre consommation globale d’ici 2030, contre un peu plus de 16 % aujourd’hui. »
Pour mettre en œuvre ce plan, plusieurs mesures ont d’ores et déjà été arrêtées ou sont avancées pour faciliter le déploiement de toutes les filières (photovoltaïque, éolien, méthanisation, etc.) sur le territoire national. « C’est un problème en France : quand en Allemagne, par exemple, seuls 3 ans suffisent pour concrétiser des projets d’éoliennes, 7 à 8 années sont nécessaires chez nous », a commenté le ministre. Avant de poursuivre : « Pour la première fois, en 2017, il y a eu plus de moyens de production d’énergie solaire installée que de charbon sur la planète. Le virage est amorcé. »
« On va mettre le paquet pour que l’économie bénéficie à plein de la transition énergétique »
Par ailleurs, le ministère de la Transition écologique et solidaire lancera au printemps prochain un Accélérateur de Transition Ecologique (AcTE), destiné à mobiliser les entreprises, les partenaires sociaux et les organismes de formation de plusieurs secteurs « stratégiques » (transports, bâtiment, EnR, hydrogène, efficacité énergétique, etc.) pour atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050, tout en leur permettant de saisir des opportunités en termes notamment d’emplois et d’innovation. « En gros, on va mettre le paquet pour que l’économie, l’emploi bénéficie à plein de la transition énergétique », a indiqué Nicolas Hulot. Et le ministre de conclure : « C’est un effort sans précédent de modernisation de l’économie française, de la formation aux nouveaux métiers que nous allons progressivement mettre en place. »